[SITCOM] A la Vie, A la Mort

[SITCOM] A la Vie, A la Mort

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Quand on pense à toutes les sitcoms qui ont traversé les années 90 et 2000, on voit toujours Une nounou d’enfer, Ma famille d’abord, Friends (encore et toujours) ou Mon oncle Charlie. Et en y réfléchissant, nous nous sommes rendus compte d’une chose.

Souvent, ces sitcoms ont été des tournants majeurs pour leurs acteurs principaux.

Qu’il s’agisse de la naissance d’une star comme dans le Prince de Bel Air, ou de sa déchéance comme c’est le cas de Charlie Sheen, prenons quelques exemples de ce qu’une sitcom peut créer.

Will Smith, un Prince est né

fresh-princeDifficile de passer à côté, Will Smith a su se faire remarquer dés sa plus tendre jeunesse, et est à présent une star de classe internationale.

Plus que ça, lui et ses enfants sont maintenant des stars.

Jaden Smith par exemple nous sort une performance de malade dans The Get Down, marchant dans les traces de son père, à une autre époque.

 

Pleins d’acteurs auraient pu vivre pareil succès, comme Neil Patrick Harris, mais n’ont pas toujours réussi à faire ce que Will a su assurer : Changer de style, directement.

A présent superstar d’action, d’anticipation et de comédies romantiques, le comédien-MC a plus d’une corde à son arc.

Charlie Sheen, un Roi déçu

Il a été Badass pourtant, merde !

Il a été Badass pourtant, merde !

Mais si Will Smith était une étoile montante, d’autres sont plutôt des comètes. Il est question d’un corps céleste qui se désagrège en retombant sur terre. Et si quelqu’un a fait ça, c’est bien Mon Oncle Charlie (enfin pas le mien mais Mon Oncle, comme la série, moi mon tonton c’est Pierre, mais ça aurait été bien moins classe dans un titre, Mon Oncle Pierre !)

Je divague, et Charlie aussi, car à jouer son personnage de squatteur dont la vie semble ramer et qui est le mauvais exemple par excellence, il a fini par le vivre. Lui qui participait à des films de qualité de façon régulière, voilà qu’il tombe en désuétude et ne fais plus que des caméos discutables dans des films souvent médiocres.

Qu’en conclure ?

En fait, ce que j’essaie de comprendre, tant bien que mal, c’est pourquoi la série en générale et la sitcom plus particulièrement sont des vrais guides de carrière.

Au travers de ces exemples on semble déblayer quelque chose. Certes dans la confusion la plus totale, car de l’explosion de Will Smith à la déchéance de Charlie, il y a un monde. En pourtant, je crois y voir la même cause.

Pour cela, j’ai ma théorie, et vous me direz ce que vous en pensez !

Je me lance !

La carrière d’un acteur est un contrat tripartite entre Producteurs, Public et Talents du comédien.

Ce qui caractérise nombre de ces sitcoms des années 90-2000, plus que jamais, c’est leur durée dans le temps. On parle de nombreuses saisons, souvent étalées sur près de 10 ans. C’est en réalité l’occasion de voir à l’œuvre un acteur ou une actrice tellement souvent, que l’on s’y habitue.

Partant de là, prenons donc le point de vue de chacune des parties :

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A croire que la nouvelle vague s’en sort encore mieux, regardez James Franco dans Freaks and Geeks, et maintenant !

En tant que Spectateur, on s’habitue donc à un personnage et à la façon que le comédien a de l’interpréter. Cela influe fortement sur son image et peut parfois figer son parcours. On catégorise un Barney, un Joey, un Charlie Sheen, comme on nous les a montrés si longtemps. Donc on finit par ne les voir que dans des rôles où on les sait capables.

L’Industrie, qui voit la rentabilité d’abord, s’empare alors de ces archétypes pour les décliner dans ses productions. Un cercle vicieux qui fait que plus on voit un comédien dans un même rôle, et plus il se voit offrir ces rôles.  Les directeurs de casting auraient d’ailleurs bien tort de ne pas auditionner un Bruce Willis pour un film d’action avec un cinquantenaire par exemple.

Le Comédien de son côté n’est pas impuissant, et peut au fil des rôles tendre à montrer d’autres choses. Comme Will Smith qui a montré être un excellent soliste, portant le Prince de Bel Air à bout de bras. Sa carrière se développant, les producteurs voient en lui un Hitch charismatique, un agent J plein d’entrain mais bridé par sa hiérarchie, etc.

Seulement, il peut exister un contre coup, quand on devient par exemple comme Charlie Harper (Sheen de son vrai nom), un exemple de dépravation, sans cacher qu’en dehors de l’écran on est presque pire. Alors on lui propose de n’être plus que ça, et le cœur n’y est plus, et une carrière s’éteint.

 

Au final, la sitcom est une fois de plus seulement un médium.

On ne peut pas lui imputer la responsabilité de façonner à elle seule la carrière d’un comédien.

Mais il serait tout de même d’une importance capitale que chaque comédien engagé dans une sitcom, profite au maximum de la visibilité qu’elle peut lui donner et surtout des options de sorties qu’il ou elle pourra négocier.
Aux industries également de savoir ouvrir les yeux sur les capacités d’un comédien sans se focaliser seulement sur ce qu’il a dû montrer pendant longtemps en tant que personnage.
Au spectateur enfin, de se montrer surpris et de faire connaître son plaisir de voir le comédien à l’œuvre dans un rôle inattendu.

Un contrat que chacun doit s’assurer de remplir de bonne foi en bref.

 

 

 

Post Scriptum :

Pour ceux qui auront eu le courage de lire jusqu’ici malgré la confusion de ce texte, MERCI. Je vous ai habitué à un bien meilleur déroulé et à des conclusions plus tranchées bien que toujours très subjectives et limitées par mes connaissances. Ici, c’est pire, je vous ai infligé une réflexion personnelle qui n’a pas totalement abouti. Pour autant, je me devais de publier cet article. Il est l’essence même de notre approche :

Nous ne savons pas, nous essayons de comprendre avec nos moyens de spectateurs, quitte à faire erreur, ou à se leurrer.

Merci de votre attention et à bientôt pour la suite de notre mois de la Sitcom !

 

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