Michael Cera, Looser Québlo ?

Bienvenue dans le Pho(Tomme)Aton.

*Merci de placer votre tête dans le cercle devant vous et de régler le tabouret pour que votre visage soit au centre de l’image.

Veuillez arranger vos cheveux. Veuillez arranger vos cheveux. Veuillez arranger vos cheveux. Veuillez arranger vos cheveux. Veuillez arranger vos cheveux. Veuillez arranger vos cheveux. Veuillez arranger vos cheveux. Veuillez arranger vos cheveux.*

Bon laissez tomber, il va nous faire péter la machine celui-là…

Alors n’abîmons pas la bête, je m’en vais vous tirer le portrait d’un canadien à la crinière ébouriffée et à l’air perdu.

Aujourd’hui, c’est Michael Cera qui passe par le Pho(Tomme)Aton !

Michael Cera, c’est le prototype parfait du teenager, un vrai cadeau offert à la télévision. Après avoir été un TV Show Kid inconnu en Europe, Michael a passé une étape à 13 ans, en participant à la série Arrested Development (on en parlera ne vous inquiétez pas !) auprès de Jason Bateman. Dans le rôle du fils Bluth, Georges-Michael, un peu bêta et dépassé par les évènements, Michael commence à devenir celui que l’on connaît.Tomme Ecran Michael Cera

Et sa proximité avec Jason Bateman, ne s’arrêtera pas là, car un beau jour, il fut temps pour le jeune Cera de passer du petit écran aux salles sombres.

Et c’est donc au côté de Jason et de (la superbe) Ellen Page , que notre jeune acteur va enfiler un costume qu’il ne lâchera plus : L’ado.

C’est de Juno qu’il est question, grand classique parmi les teenages movies, qui dévoilera Michael Cera au monde (et qui, somme toute, se laisse regarder). Sans parler du générique de ce film, Anyone Else But you, interprété par les Moldy Peaches qui est devenu un des ces morceaux phares dont personne ne se souvient de l’artiste qui en est responsable.

Puis s’enchaînent une série de films de ce genre où il incarnera toujours à mon sens le même personnage, LUI. “Be Bad!” “Superbad” “Nick and Norah’s Infinite Playlist”, bref, rien de surprenant mais je ne sais pas pourquoi, moi quand je vois ce mec à l’écran bah ça marche.

Il est juste, drôle, et il a une forme de charisme, du moins il attire la sympathie tout en étant agaçant au possible.

Tomme Michael Cera WrightEn rôle titre dans Scott Pilgrim vs. The World, d’Edgar Wright, l’homme au Cornetto, il propose une prestation toujours égale, et bon dieu qu’est ce que ce personnage lui colle à la peau.

Mais c’est bien là ma crainte. Et après ? Il va être temps de changer mon bonhomme. Les teenage movies c’est bien, soit, mais quand on a un talent comme ça, il faudrait pas le gâcher, Michael Cera semble déjà avoir été mis dans une case et c’est pas cool…

Toujours dans le même rôle d’adolescent plus ou moins loser mais toujours assez mignon et maladroit pour que la fille l’accepte, Michael Cera s’enfonce dans ce rôle d’ado bloqué par ses complexes, incapable de faire des choix et sur qui toutes les tuiles du monde tombe sur la gueule.

Michael Cera est atteint de ce que j’appelle le phénomène Jim Carrey.

Des acteurs qui se retrouvent bloqués dans des rôles qui leur conviennent tellement bien, qu’on ne peut les prendre au sérieux. Jim a été enfermé des années dans des comédies américaines typiques, toujours en proposant des prestations excellentes, qui peu à peu ont fait que personne ne pouvait le prendre au sérieux. Il s’en est sorti, car c’est un acteur brillant et on le sait tous.

Mais ce n’est pas le seul acteur touché par cet affreux syndrôme… Pensez à Neil Patrick Harris, qui risque de mettre des années à se sortir de son Barney, ou même à Louis de Funes qui n’aura jamais su changer de rôle tant son jeu était marqué !Star wars Michael Cera Tomme Jedi

Michael semble bien destiné, s’il ne fait pas rapidement ses preuves à continuer à jouer l’ado loser jusqu’à ce qu’il soit trop vieux pour en avoir l’air !

Mais !

Depuis 2013, on commence à le voir tester, changer.

Que ce soit dans Crystal Fairy, un Road/Stonner Movie absurde et terriblement divertissant que je vous conseille, ou dans This is the End où son apparition en début de film nous laisse à penser qu’il a bien compris qu’il s’agissait de grandir, on a droit à un Michael Cera vieilli, qui cherche plus de profondeur dans ses personnages. Et c’est tant mieux !

Autant vous dire que je suis impatient de voir Magic Magic, le Cera qui m’avait échappé en 2013. Car mon Cera, dans un thriller d’épouvante… ça pourrait bien être une vraie découverte !

 

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