Howard Phillips Lovecraft – Horror Lecture Show

En ce temps où j’écrivais d’irréguliers billets pour le bulletin rafraichissant dont j’étais l’heureux capitaine, j’eu l’occasion de m’arrêter sur les écrits étranges d’un dandy aux effarantes élucubrations. Je m’empressai de découvrir quelle étrange folie avait pris possession de l’illustre auteur.

Celui-là même qui avait tant de fois raconté de fantasques fables qui semblaient être pure littérature me faisait douter, je commençai alors à questionner la nature de son œuvre. La fiction étant la meilleure manière de laisser croire à ses pairs qu’il fût sain d’esprit, je ne pouvais me résoudre à croire qu’un tel esprit ne puisse être si serein après l’horrifique rédaction proposée.

Dévorant les diverses nouvelles relatant de terrifiantes histoires, j’apprenais sa morbide habitude à rendre ses personnages fous, ou à les transformer. Kafka lui-même n’aurait cru en de telles métamorphoses. Fantasques et monstrueux, les monstres tentaculaires ne sont jamais vraiment des êtres physiques. Voilà qui rendait ses termes si morbides, et je ne pouvais me résoudre à croire qu’Howard n’avait pas des choses à annoncer, à relater.

Comme ses personnages qui un à un deviennent fous, par curiosité et souvent par érudition, je finissais par me croire comme possédé, j’étais devenu l’un d’eux.

Plus j’en savais et plus je commençais moi-même à questionner mes croyances. Je n’avais vu de sciences occultes aussi poussées et réalistes, ou du moins croyables que dans ces tomes, et j’avais beau essayer de me convaincre, je ne pouvais pas fermer les yeux sur certains évènements. Les bruits autour de moi devenaient assourdissants, la nuit j’entendais des sifflements, j’avais lu l’horreur, et je ne m’en remettrais plus. Vous me croirez probablement fou après avoir lu ces lignes, et pourtant, vous irez jeter un œil, ou une oreille à ces récits, et quand vous repenserez à ce billet, vous comprendrez, qu’il est trop tard. Vous ne pourrez plus vous réveiller, car vous ne dormiez pas. C’est là toute la différence entre le rêve et le cauchemar. Là où le premier, tout aussi terrifiant qu’il puisse être, trouve une fin aux premières lueurs de l’aube, le second ne vous quittera plus jamais.

Bonne lecture.

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