[HellFest] Samedi, au milieu de l’épreuve

10h15, réveil compliqué.

La nuit a été courte et bruyante, sans laisser aucune place à un quelconque sommeil réparateur.

Je suis en retard, oui, déjà !

Dans 15 minutes se lance sur la mainstage Jared James Nicholes, guitariste de blues rock à l’ancienne, inspiré, stylé et mélodieux, tout ce que j’aime. Les dizaines de milliers de campeurs s’agitent à peine que je dois déjà reprendre le chemin des portes de l’enfer. Evidemment, je remets à plus tard les techniques rudimentaires d’hygiène matinale en zone de combat et j’entame mon parcours pour atteindre les scènes principales.
J’en prends pleins les oreilles, à peine conscient, je me laisse transporter par un blues métallique qui me plonge, avec quelques autres lève tôt, dans un petit bonheur sonore composé de bend, hammer ou slide  de premier choix, ronds et chauds à souhait.

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11h45, fin de la matinée blues, je reprends mes esprits. C’est mon tour de courses et mes coreligionnaires métallurgistes ne me pardonneraient pas de zapper le premier « casse-dale-boisssons » du samedi. Donc je cours, j’accours même jusqu’au fameux E.Leclerc de Clisson afin de chercher de quoi prendre des forces et remplir sa vessie avant…le premier gros chaud de l’après-midi.
En effet, je réintègre le Red Camp (quartier rouge du camping du Hellfest) où gisent nos tentes et je ressens une mobilisation générale inhabituelle. Ca y est, les hardos de campeurs sont debout et s’excitent haut et fort en hurlant des mots comme : Canard, Kamtharr, Pipi, Caca, Fœtus…

Putain mais oui ! Ultra Vomit joue dans moins de 30 minutes sur la mainstage !
On avale les saucissons et le reste et on se joint au mouvement. De retour sur le site des concerts, nous faisons corps avec une foule compacte qui nous laisse sans voix…ou presque : « putain ! Il est même pas 13h est c’est plein à craquer ! ».
On sent la ferveur, on se rend compte que nous sommes plus que 3 ou 4 perdus a apprécier Ultra Vomit. Plus de 50.000 personnes sautent, chantent, rient, kiffent sans modération pendant une petite heure aux sons des créations vomiesque des 4 nantais. Une ambiance de dingue qui amène son contre coup.

14h, une petite sieste s’impose aux abords de la Warzone. Batterie rechargée, quelques bières dans le cornet et je vais me placer pour observer Steel Panther, sans grande conviction. A tort, puisque au-delà d’apparaître comme de francs guignols du glam rock, Steel Panther met l’ambiance à travers un show vulgaire, comique et disons le… excitant, notamment grâce à la généreuse participation de la gente féminine, topless pour l’occasion. Le temps passe trop vite en enfer et il est déjà l’heure d’enchainer Trust, AIrbourne, Aerosmith et Kreator

photo ouverture

On garde le meilleur

Trust

Comme la plupart des gens, j’ai découvert Trust à travers leur tube « antisocial ». Et puis j’ai creusé. Leur concert en France avec ACDC, Norbert Krief, Nico Mcbrain… En somme, c’est un pan entier de l’histoire du rock Français. Dès l’entrée en scène on reconnaît le timbre de voix rocailleux de Bernie Bonvoisin, qui selon les connaisseurs qui se trouvaient juste devant moi, était «  dans un bon jour ». Et comment ! Un brin de nostalgie pour les anciens, des riffs acérés, des paroles ambiance « french street revolution in eighties » et une énergie sans faille pour tous le monde … Un plaisir de bout en bout.

Airbourne

J’étais tout devant et c’était… énorme ! Le public était chaud et ce bon vieux Joël O’Keeffe aussi. L’avancée de la scène en direction de la foule, mise en place pour Aerosmith, profitait bien au chanteur qui la squattait sérieusement, soit pour chauffer l’ambiance à blanc à grand coup de riffs électrisants dont le groupe a le secret, soit pour s’éclater des canettes de bières sur la tronche avant de les balancer dans le public. Un concert bouillant, hard rock à fond…qui entraine inlassablement son lots de slammeurs fous, aux anges, aux sons des Running Wild, Too Much Too Young to Fast ou autre Live it up ! Je tire mon chapeau à ce groupe que j’ai l’habitude de voir en live mais qui à chaque fois, montre qu’il est le patron du live endiablé à default d’être un compositeur créatif.

Aerosmith 

Groupe légendaire plus rock que hard rock, bien plus glam que métal…bref ! Loin de moi l’idée de dire du mal de Aerosmith mais je dois bien avouer que leur présence à susciter en moi une forme d’incompréhension. Et bien peu importe puisque j’ai pris une grosse claque. Un méga show Rock funky avec un Steven Tyler version cure de jouvence…J’ai pris mon pied pendant 1H30…bravo les gars. Et je me suis mis à penser à tous ces types qui vont voir les Rolling Stones depuis quelques années et qui n’osent pas avouer l’inavouable : les mecs sont finis…le concert était à chier… Et bien voilà ! Aerosmith c’est vraiment un autre calibre !

Kreator 

1h du mat et il faut faire le choix le plus draconien de ce Hellfest 2017.  Kreator ou Suicidal Tendencies. L’ivresse du trash allemand ou la violence du hardcore americain…que mon grand père me pardonne, je choisis les natifs de Düsseldorf. Et je ne l’ai pas regretté. Dès les premières secondes, les riffs explosent, les flammes surgissent de la scène, la voix de Mile Petrozza s’accorde avec les ténèbres de la nuit…et le Pit. Bientôt 2h et Kreator balance Violent Revolution, je saigne du genou, je fatigue mais je vibre encore, je suis ivre…Ouais, c’est l’heure de se rentrer au campement.

On se retrouve demain pour un retour sur le Dimanche : Jour du spleen….

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Romain - Hak - Q.

J'aime être vos yeux et apporter de nouvelles lectures à mes programmes et œuvres favoris. Mais soyons honnêtes j'fais beaucoup de jeux de mots plus ou moins bons et compréhensibles si vous ne l'avez pas vu. Et surtout j'adoooooooooooooooore le fromage avant tout !

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