[Expo] L’Art des studios d’Animation Walt Disney – Art Ludique Le Musée

[Expo] L’Art des studios d’Animation Walt Disney – Art Ludique Le Musée

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En Décembre, nous nous sommes rendus à l’exposition des arts ludiques « L’art des studios d’animation Walt Disney –  Le mouvement par nature »

C’était dingue ! Alors je ne pouvais pas vous laisser passer à côté !debut3

 

J’ai toujours adoré l’animation, vous le savez. Et s’il est un médium que j’aime appréhender sous toutes ses coutures, c’est bien celui-ci.

Vous pensez que c’est parce que je suis resté en enfance ? Vous avez tout faux ! C’est justement pour montrer que OUI les films d’animation sont aussi destinés aux adultes, et aux cinéphiles.
D’autant plus que vous découvrirez ici comment ces pionniers de l’animation ont permis , sans que le grand public ne le voit, des bonds dans le cinéma en général.
Ainsi, et sans déroger à ma subjectivité inaltérable, je vais vous raconter mon voyage au cœur du studio mythique de Walt Disney !

Petit retour sur un expo très bien faite !

 

Naissance et philosophie d’un studio pionnier du cinéma

 

En nous baladant dans les couloirs de l’expo, nous avons traversé le temps.

Chronologiquement, l’exposition décortique et analyse les films du studio Disney.

Pour moi, ça a été la chance de découvrir, ou de prendre conscience des techniques du studio, mais également de tout ce que ces productions ont pu engendrer de bénéfique pour le monde du cinéma.

Tiens, prenez par exemple le premier film adressé au cinéma des studios : Steamboat Willy.
Si vous ne le connaissez pas, vous l’avez surement vu en introduction des films du studio. C’est ce court métrage dans lequel Mickey conduit un bateau en sifflotant.

Ce que l’on note dès les premiers instants de visionnage, c’est la synchronisation entre la musique et l’image. Retenez bien cela, car c’est un élément majeur dans le travail des animateurs Disney ! Chaque coup de sifflet de la machine ou interaction du personnage fait écho à un son qui vient structurer la séquence. Tout cela sert bien entendu l’intérêt dramatique de la scène, en embarquant le spectateur au fil des notes.

Mais rappelez vous ce que je vous disais, ce genre de techniques de réalisation ne sont pas anecdotiques, surtout à une époque ou le cinéma s’apprête à balbutier ses premiers mots, signant la fin des œuvres muettes.

En effet, là où Walt Disney et ses équipes sont les pionniers d’avancées fantastiques, c’est que sans eux, le muet aurait encore eu de beaux jours devant lui.
L’arrivée des films animés qui requéraient une synchronisation si précise entre image et son a permis un développement d’équipements de pointe, plus précis pour enregistrer et diffuser les images. Ajoutez à cela la nécessité d’impliquer des industries techniques/technologiques, entraînant donc des investissements sur le milieu et dynamisant son économie.

Une avancée en entraînant une autre, les premiers films de Disney deviennent vite un standard pour un public grandissant de cinéphiles de plus en plus avertis. Et ce pendant une période où le cinéma était encore un art controversé (et clivant socialement, qui plus est).

C’est dans ce climat et avec un enthousiasme certain qu’apparaissent ceux que l’on appellera les 9 sages.  Animateurs, dessinateurs, réalisateurs, ils sont les membres principaux du studio et seront les moteurs créatifs de celui ci pendant des années.

 

Ambitieux et toujours à la pointe

Si le son et la finesse de son usage ont été une avancée remarquable et démocratisée par Disney, ne croyez pas que cela résume leur talent pour autant.

Ce qui fait la force de Disney, c’est son ambition et une volonté de qualité irréprochable. C’est comme cela qu’une amélioration continue des œuvres de Disney a pu être aussi rapide et visible.

 

Ce qu’il faut soigner pour Walt, c’est l’intensité dramatique dans l’animation.

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Pour cela, il est une nécessité de réalisme telle que la méthode la plus utilisée dans le processus créatif est le dessin d’après nature. En même temps ce n’est pas pour rien que l’exposition est sous-titrée « Le mouvement par nature ».

Qu’il s’agisse de décors, ou d’études du vivant, les artistes du studio ont décortiqué et analysé tous les êtres qui apparaissent dans les films. De la biche à l’éléphant, chaque équipe de réalisation a voyagé pour découvrir les mondes qu’elles dépeignent. En Amérique, au Japon, ou plus récemment en Polynésie Française, tous les voyages qu’ont réalisés les artistes leur ont permis de capturer le réel.

Prenons un exemple récent avec le voyage préparatif de Vaiana pour voir comment l’observation de la nature permet aux équipes de capturer un univers.

Pour Vaiana, le petit dernier (déjà très grand 😉 ), en se rendant sur les lieux, les artistes ont découvert les paysages incroyables des îles du pacifique. Ils ont ainsi pu voir la nature à l’oeuvre. Paisibles forêts, plages calmes, volcans déchaînés, la nature brute de la Polynésie a permis aux membre de l’équipe de construire leurs personnages : les deux dieux principaux qui sont  impliqués dans l’histoire représentent la vie et le chaos.

Tephiti, déesse douce et source de la vie, est représentée comme une géante fleurie, aux gestes doux et graciles, comme le vent dans les feuilles.

En contradiction, Teka, représentant le chaos, est un monstre gigantesque, fait de roches noires et de lave. Il s’élève en volutes de flammes et de fumées violentes et dangereuses, comme un volcan en colère. Construire un univers et une histoire en observant le réel, voilà une force indéniable du studio.

Mais c’est, au delà de cela, un simple gage de qualité ! Regardez Bambi, n’avez vous jamais vu plus de réalisme dans l’animation de tous les animaux qui peuplent la forêt ?
Ou encore La Petite Sirène ! Les mouvements des êtres sous-marins, la nage gracile et cohérente d’Ariel, les difficultés à évoluer dans l’eau des humains (encore plus visible dans Pinocchio).

La finesse et la qualité du travail d’animation est sans aucun doute le résultat d’analyses et d’études très poussées de l’image, et de la nature en image.

A la pointe de la réalisation d’animation, les procédés utilisés, voire développés par ou pour Disney sont innombrables. Je vous invite notamment à vous pencher sur les recherches suivantes :

MUSIQUE  !

Et si je vous avais dit de ne pas oublier l’intérêt du son dans tout ce processus de création, c’est bien car je comptais y revenir. Les plus perspicaces d’entre vous auront ainsi noté que quand j’abordais le sujet plus tôt, je n’ai que très peu évoqué ce qui a fait connaître et vivre les films Disney au cours du temps : La musique, et plus particulièrement les chansons.

Moi le premier, je m’amuse énormément de la plupart des productions Disney en cela, et c’est un art dans lequel les créateurs Disney excellent.

Tout a commencé avec Le Livre de la Jungle, où l’on découvre les premiers chants et danses du studio.
Plus qu’un hommage au magnifique et féerique Fantasia,  Jungle Book choisit de présenter et de mettre en avant ses personnages par la danse et le chant. Du chant sifflant de Kha, au Jazz entraînant du Roi Louis, tous les personnages se voient présenter en chanson.

C’est l’occasion ainsi de les faire danser, et encore une fois, les talents d’animation des équipes créatives sont mis à rude épreuve.

Walt Disney et les 9 sages estiment à cette période que la danse est véritablement la synthèse de l’animation. Là où les déplacements d’un personnage et ses animations sont un gage de réalisme, les chorégraphies sont un excellent moyen de résumer en quelques mouvements toute la philosophie d’un personnage.

Une danse langoureuse et une étreinte sans échappatoire mettent vite en exergue la fourberie de Kha, quand un déhanché décomplexé et des frottements aux arbres viennent montrer comme Balou ne se soucie de rien et est à l’aise dans son environnement.
On notera d’ailleurs que si il est aussi à l’aise, Moogli quant à lui est d’autant plus mis en danger, c’est bien pour montrer dés le départ que Moogli n’est pas dans son monde. Une prédiction en quelque sorte.

En cadeau :

Si vous n’aviez jamais fais le rapprochement, on aussi peut noter dans certains Disney des similitudes très grandes entre les passages et les chorégraphies de certains films, c’est toujours amusant à voir :

 

 

De la musique, de la nature, un peu de technique, voilà le cocktail explosif des Studios Disney pour des films souvent des plus plébiscités !

Et voilà, le bout du voyage pour aujourd’hui !
J’espère que ce petit aperçu vous aura donné l’opportunité de voir un peu plus loin ce que les films d’animation Disney mais pas seulement apportent au cinéma en général.

Pour ma part, je vous invite à aller faire encore plein de recherches sur ce sujet passionnant, et même à aller voir cette Expo qui restera à l’affiche jusqu’au 5 Mars 2017 !

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