[DIABLO] Blizzard = Satan ? – Essence de la Dark-fantasy et Theo-fantasy maîtrisée

Difficile de s’attaquer aux inspirations de ce monstre sacré (et si diabolique pourtant) qu’est la franchise Diablo sans commencer par le laïus classique et éculé qui est le suivant :

téléchargementDiablo est le mot signifiant “le Diable” en espagnol. On pourrait aussi donner sa racine Latine (Diabolus) et rappeler qu’en fait chez Blizzard North (ex-CondorGames), ils ont appelé le jeu Diablo car le lead game maker habitait à côté d’une montagne du même nom. Mais tout ça c’est ce qu’on ferait si on était un blog chiant, et c’est pas notre cas, alors restez dans le coin, on va s’enflammer pour Diablo !

Les origines des personnages et de l’histoire de Diablo sont un hommage certain à la dark fantasy, un genre à part entière qui est souvent méconnu, ou mélangé avec l’heroic fantasy et le merveilleux de manière générale. Nous prendrons donc le temps de remettre les pendules à l’heure et les démons à leur place.
Mais cette franchise, c’est également une relecture de nombreux textes religieux de diverses confessions et origines (NON SANS DEC’ !). Exercice difficile que de parler de pratiques et croyances cultuelles dans un jeu vidéo sans verser dans le mauvais goût ni manquer de respect aux dits croyants.

Dark Fantasy kézako ?!

Entamons donc notre voyage par quelques exemples qui vous aideront à mieux saisir ce qu’est et n’est pas le sous-genre “Dark Fantasy”.
Imaginez une apocalypse (presque déjà au sens biblique) imminente, des thèmes sombres, des héros las et oppressés. Le danger et le pessimisme sont inhérent au genre et les personnages semblent perdre pied dans une réalité changeante. Plus rien n’est ni noir ni blanc et la folie guette à chaque pas.
Anges & démons, maladies & abominations, névroses et déviances, voilà le menu. Autant dire que vous sourirez rarement, et que vous souffrirez souvent.

Un exemple qui parlera aux gamers sauce indé serait Darkest Dungeon (ndlr. Que je recommande à fond !) dont la difficulté n’a d’égal que la dépression ambiante qui pèse sur le hameau maudit où se déroule l’action.

A tester d'urgence si vous avez pas froid aux yeux !

A tester d’urgence si vous avez pas froid aux yeux !

 

 

Si j’ai commencé par vous citer quelques jeux vidéo pour rester dans la thématique, soyez sûr que Diablo n’a pas fait qu’inspirer de tels univers. Il est également le résultat d’une longue genèse de la Dark Fantasy dans divers médias littéraires, filmiques et sériels.

Theo-Fantasy, quand la religion devient fiction

Si de nombreuses références à Lovecraft ou d’autres illustres auteurs aux accents apocalyptiques et ‘déistiques’ sont à relever, on pensera avant tout par l’ambiance et le foisonnement que propose Diablo à l’Enfer ou La Divine Comédie de Dante Alighieri.

Transformant le combat dieux/démons en une explosion de burlesque, un regard cynique sur les textes les plus prosélytes de nos ancêtres apôtres et autres colporteurs du sacré.

“My name is Legion: for we are many.”

Pour mieux comprendre ce phénomène, j’ai dû creuser les méandres des blogs spécialistes, pour atterrir sur l’incroyable blog ‘Den Of Geek’ qui nous dévoile sa pensée :


‘I was possessed by an uncomfortable thought while playing Diablo 3: this game is a burlesque of Holy Scripture.’

 

Dans son article ‘The real mythology behind Diablo’s great evils’ (ndlr. La vraie mythologie derrière les grands démons de Diablo), le blogueur nous propose un retour sur qui sont réellement les protagonistes.

videogames14

La liste est longue parmi ces démons et le traitement est si exhaustif que je vous conseille de directement vous référer à l’article de Den Of Geek. Pour ma part, j’ai joué cette réflexion pour les antagonistes et j’aimerais seulement citer un exemple, un personnage central s’il en est dans la franchise : Tyraël.

En fouillant dans divers extraits de la bible et sur de nombreux sites documentant ce que sont les anges et archanges, j’ai pu faire le parallèle entre ce personnage (Tyrael) et Raguel, archange en charge de la Justice et l’aide aux défavorisés.

Diablo, seule référence imprécise et pourtant hégémonique étant le Great Evil et boss final, fait en fait référence au fait qu’il est l’incarnation du mal en général
En définitive, ce qu’il faut comprendre, c’est que Diablo nous présente le Mal comme Marc dans le nouveau testament, évangile 5:9, rencontrant le démon/le mal qui lui dira

“My name is Legion: for we are many.”

Where’s your god now ?

On notera quand même que dieu n’apparaît jamais et ça c’est GameChurch qui nous en parle.
En effet, d’après eux, l’absence d’apparition ou de mention directe à Dieu dans l’univers aurait pour objectif de montrer la violence qu’une guerre spirituelle peut engendrer. Ainsi, point d’acte de prière ou de bénédictions ne sont visibles, seulement des balayages menaçants et autres mantras puissants.

Ici, on évoque seulement la brutalité que les religions peuvent générer en somme. Nous sommes bien loin en termes de message de l’apologie démoniaque que le grand public pourrait croire entrevoir.

Mais la théorie finale qu’ils soulèvent pourrait aussi bien être que si l’on peut identifier le mal, le bien, Dieu ici, serait présent partout autour de nous.

Le mystère reste entier, et c’est pout ça qu’on aime Diablo !

Sur ce je vous laisse à ces réflexions, et je vous invite à commenter votre avis, et à nous faire signe si vous êtes dosé de Starcraft et de SF, car la suite arrivera, et que nous aimerions recueillir vos témoignages sur ce sujet pointu et épineux qu’est le Space Opera dans la SF !

PS. Si tu as aimé, va vite voir mon article sur WoW !

Vartimathras_TCG

About author
Photo du profil de Romain - Hak - Q.

Romain - Hak - Q.

J'aime être vos yeux et apporter de nouvelles lectures à mes programmes et œuvres favoris. Mais soyons honnêtes j'fais beaucoup de jeux de mots plus ou moins bons et compréhensibles si vous ne l'avez pas vu. Et surtout j'adoooooooooooooooore le fromage avant tout !

Your email address will not be published. Required fields are marked *