Bojack Horseman – Saison 3 – CalifourchonCation (Garanti Sans Spoil)

Quand on cherche à faire un drame comique, satyrique et divertissant, il est très important de savoir s’inspirer d’autres œuvres, mais sans jamais trop calquer pour conserver son intégrité. Cet article se veut être une analyse amateure en 2 temps, mais pas sans prétentions pour autant. Je vous souhaite une bonne lecture !


/Le Médium : L’animation.

The Simpsons, Futurama, American Dad, mais aussi Bob l’éponge ou même les Shadoks; il existe une pleïade de séries d’animation qui non seulement marchent du tonnerre en audimat, de par leur potentiel divertissant incroyable, mais sont également de vraies oeuvres critiques décomplexées.

Une Serie d’animation, au titre auquel chacun devraient le prendre, plutôt que d’être un simple dessin animé, représente des idées et les mets en scène de façon courte, et efficace . C’est exactement la même logique que pour les films d’animation et ce qu’il est important de retenir c’est que :

L’appelation importe peu, car l’animation n’est qu’un médium.

Et tout l’avantage de ce médium, j’en ai déjà parlé, que ce soit à propos du cinéma japonais, quand j’évoquais Ghost in the Shell, ou quand je m’attaque à Bojack Horseman, qui sera notre sujet du jour; notre sujet du jour parce que la saison 3 est sortie et qu’elle poursuit fabuleusement ce que les saisons précédentes ont pu installer.

Comme on parlait de médium, ici, on peut s’y pencher et remarquer qu’au-delà de son contenu, les épisodes proposent de bousculer les codes, et c’est en ça qu’elle se différencie des autres séries présentées plus tôt. Certains épisodes se permettent de changer totalement de cap en termes de réalisation, nous faisant passer d’un Road Movie confus, à une ballade sous-marine poétique qui n’est pas sans rapeller Aquatic Life (Wes Anderson) – Il s’agit de l’épisode 4, qui est à mon sens, le meilleur de la   dernière saison, si ce n’est des 3 réunies.

En bref, bousculer les règles du médium permet à Bojack Horseman de mieux s’ancrer dans la réalité des personnages, et cela crée du lien avec le spectateur, là où un Homer représente au fil des 100aines d’épisodes un archétype inchangeant à qui il arrive plus d’évenements dans une vie qu’à un Highlander sous emphétamines.

Mais il respecte tout de même son format, même s’il en change le rythme : des 20 minutes indépendants mais cohérents sans finir en sitcom et trés bien réalisés.

Donc ok pour le médium, concentrons nous maintenant sur le divertissement proposé dans les faits.


/Le Récit : Aspirations et inspirations.

Si les auteurs, les showrunners comme on dit, ont souhaité faire d’énormes clins d’oeil à Californication, ils ont pour autant su créer un récit aux antipodes des tribulations de Hank Moody. Bojack passe au fil de sa vie, qui est une longue traversée du monde sériel (Super méta quoi !), par tous les états, et les créateurs ont l’art de montrer ça au travers de tous les personnages. Plus que d’entourer le cheval, les autres protagonistes sont le miroir inversé de notre anti-héros. Et je ne dis pas ça à la légère : j’ai des preuves ! On rencontre au début de la 1ère saison un Bojack au fond du seau, tandis qu’il remonte la pente, les personnages autour de lui profitent de sa montée, et quand enfin il est bien, tout s’écroule pour les autres (mariage compliqué, agence déborde pour princesse, le restaurant est perdu, et je vous parle même pas de Tod !)

Le récit n’est pas une série d’évenements. Ici, il s’agit de sentiments. Ceux des personnages.

« Are you more a horse than a man ? »

Générique de fin de Bojack Horseman Saison 1, 2 & 3

« Nous on essaie juste d’avoir l’air normal quand eux sont prets a tout pour avoir l’air fou. »

Casseurs Flowters

 

 

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